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Les Anonymes, un spectacle enlevé, bien écrit et bien joué

Photo du rédacteur: Paul-Louis ThomasPaul-Louis Thomas

Patrick Bordes, Hadi Rassi, Neven Gospodnetić et Jessica Morange

photo © Neven Jagodic





La pièce d’Yves-Alexandre Tripković LES ANONYMES se joue depuis quelques semaines chaque vendredi au petit théâtre parisien LAURETTE (36 rue Bichat, Paris 10ème), où j’ai eu l’opportunité de la voir la semaine dernière.


  Chantal Frich-Langlois en scène dans Les Anonymes au Laurette Théâtre photo © Neven Jagodic
Chantal Frich-Langlois en scène dans Les Anonymes au Laurette Théâtre photo © Neven Jagodic

Cinq personnages (trois hommes et deux femmes, d’âge varié) entrent l’un après l’autre, avec à chaque fois un intervalle de temps assez long pour que nous ayons le temps de faire leur connaissance, à travers leurs vêtements – très différents les uns des autres –, leurs premières paroles et surtout quelques éléments biographiques, énoncés par la voix off d’une « narratrice omnisciente », qui semble lire les didascalies les concernant (procédé assez caractéristique du théâtre moderne), tout en les désignant seulement par une lettre (X, Y…), ce qui renforce de fait leur anonymat. Les répliques, souvent émaillées d’humour au début, nous orientent, ainsi déjà que le titre, vers une réunion d’addicts, mais de quelle addiction s’agit-il ? Il est très vite évident qu’il ne s’agit pas d’« alcooliques anonymes ». Les questions se bousculent chez le spectateur, d’autant que l’humour du début s’efface, que la lumière s’éteint à plusieurs reprises sur scène (c’est justifié dans l’action par des pannes de courant, qui contribuent à rapprocher les personnages des spectateurs, eux-mêmes dans le noir de la salle) et qu’une tension croissante se manifeste dans les dialogues, parfois à la limite de l’incompréhension entre les participants, voire de la dispute et du conflit… Il serait dommage d’en dire davantage, au risque de « divulgâcher » la surprenante révélation finale.

Voilà un spectacle enlevé, bien écrit et bien joué, dont l’auteur Y.-A. Tripković, aux multiples casquettes et qui a une longue expérience théâtrale à son actif, assure brillamment la réalisation, le son et l’éclairage. La programmation des ANONYMES devrait être prolongée, aussi ne le(s) manquez pas !


Paul-Louis Thomas

professeur émérite à l'Université Paris-Sorbonne



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par Nicolas Raljević

par Miloš Lazin

par Grégory Méra-Goldberg


par Cheriboubou et aimelethéâtre

Sava Andjeković



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